Certificat médical

Il s’agit aujourd’hui d’aborder le fond du problème, semble-t-il

Les prof. sont capables de déterminer si votre situation, votre statut sont pleinement justifiés. Ainsi jusqu’à ce jour il y avait l’obligation d’être reçu à un concours, désormais le dit concours fait du prof. un professionnel de la médecine.

Ils considèrent que s’ils voient une personne arriver debout, marcher, voire parler…c’est que tout va  bien pour elle. Ils peuvent vous poser un diagnostic en moins de 3 mn.

J’ai du coup d’ailleurs, entendu en salle des prof. le fameux « payer à rien foutre » en me voyant. Bien entendu ceci est prononcé que s’il n’y a personne d’autres dans la salle.

Heureusement que la  réglementation officielle les empêche d’exercer aux urgences…à ce jour

Sinon ils seraient à même d’amputer une jambe à quelqu’un souffrant de pellicules dans les cheveux.

Comment peut-on, à l’avance, tel un préjugé, étiquetter une personne de la sorte ?

Ils ne vous connaissent pas, et pour cause, ils vous évitent.

Ils ne veulent pas vous connaitre, craignant vraisemblablement un étalage de souffrance qui pourrait faire effet de miroir.

Ainsi, dans un cumul total d’ignorance de votre personne, de votre vécu récent, ils sont capables d’en déduire pourtant, que vous êtes un planqué.

Gageons qu’ils ne procèdent pas ainsi en classe. Utiliser leur ignorance d’un thème donné pour transmettre leur savoir.

Radicalement incapables de se dire pendant 3 mn seulement, « s’il est dans cette situation c’est qu’il a dû traverser une sale épreuve », qui plus est, à une époque où la sécurité sociale gratte le moindre centime, jusqu’à pister les médecins en matière d’octroi d’arrêts maladie.

En fait l’ignorance de ma situation, comme l’ignorance en général, les amène à combler celle-ci par un préjugé.

C’est bien la fonction première d’un préjugé : toujours disponible dans les têtes, immédiatement accessible, il permet de combler le vide cérébral en toutes circonstances.

De plus, le préjugé est commode aussi car il n’a pas besoin de justification. Il se suffit à lui-même.

C’est bien pour cela que tout le monde s’en accapare une part : du cas soc. à l’élite.

En d’autres termes, ils pensent que, dans ma situation je tutoie le paradis, alors que j’ai vécu l’enfer.

« et t’es payé ? », non je joue de la guitare tous les soirs devant la gare pour assurer le minimum vital, comme la carte le dit si bien.

Parfois je percevais, limite, une retenue verbale en mode « et comment fait-on pour être dans ta situation ? »

Tu apprends le solfège.

Je me souviens de ce prof. dont j’ignore le nom, et qui devait largement ignorer le mien, vu l’aspect contagieux de ma personne, qui affichait un sourire décontracté dans le couloir et qui, à partir du moment où l’on s’est croisés, a présenté un visage plein d’exaspération ajoutant un geste de dégoût dans la façon de jeter son sac sur la table.

Exaspéré par ma simple présence. Mais quelle puissance d’impact je peux avoir sur l’autre !

Exaspéré, il n’était pas le seul. Leur message c’était « on t’a toléré un temps en tant que planqué, là tu abuses vraiment. C’est quasiment de la provoc. »

C’est ce que j’appelle de la totale immaturité sociale.

C’est imbécile et immature. Mais visiblement ça existe.

Ils considèrent que si tu ne viens pas à ton travail en chaise roulante, une oreille en moins et le visage complètement tuméfié, c’est que tu es un planqué.

ça force l’admiration.

En fait ils reprennent à leur compte ce que le reste de la société, imbécilement, et là aussi gràce à l’ignorance muée en préjugé, leurs reproche : Planqués !

Du coup, je suppose que, le jour où ils croisent enfin quelqu’un de « lui c’est un vrai planqué », ça peut les réhausser en terme d’estime sociale. Ils ont enfin trouvé plus bas.

Il n’empêche. Pour un planqué, j’ai quand même eu un effet positif du seul fait de ma présence. Je leurs ai servi de faire-valoir. Tout le monde ne peut pas en dire autant.

Un peu de reconnaissance s’il vous plait.

Moi je ne suis pas médecin. Je n’ai pas demandé aux prof. comment elles vivaient leur ménopause.

 

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Troubles du comportement

Je voudrais vous livrer là une série d’observations comportementales qui indiquent l’effet de ma présence sur les prof. (avec beaucoup de recul, j’en suis devenu fier)

Je suis convaincu que ni Lacan, ni Freud, ni même un spécialiste du comportement animal ne peuvent, à travers l’ensemble de leurs travaux, expliquer ces façons d’être.

Je les dévoile en vrac et pêle-mêle car justement il n’existe aucun fil conducteur, aucune cohérence, aucune norme qui aurait pu permettre de procéder à une liste ordonnée.

Lorsque j’arrive dans un établissement, voilà ce que l’on observe scientifiquement :

Les prof. qui vous parlent le matin, mais pas l’après midi et inversement

ceux qui vous parlent les jours pairs uniquement, d’autres il est vrai, préfèrent les impairs

ceux qui vous serrent la main mais vous cassent le bras, pris entre devoir de politesse et exaspération

celle qui forçée de me répondre, le fait en « consultant » ses chaussures afin d’éviter de croiser mon regard. Peur de la contagion par regard interposé, peur de commencer un lien social, peur que les « collègues » la prennent en flag. de me parler, suprême hérésie

ceux qui vous parlent une année mais pas l’année suivante et inversement.

Il faut souligner ici qu’un prof. peut avoir le même niveau de maturité qu’un élève. Dans ce cas par exemple, ceux qui ne me parlent plus l’année suivante se sont laissés influencer par les collègues convaincus de mon statut de « planqué », influençables comme pourrait l’être un élève de 16 ans

les seigneurs : ceux qui vous parlent uniquement en aparté, notamment pour formuler des sarcasmes et qui se taisent, s’écartent, dès que le reste de la troupe (des collègues) arrive

Les PIRES de 1ère classe : ceux qui se la jouent finalement « moi je ne suis pas comme les autres » et qui, pour le démontrer, viennent vous saluer, y compris devant les autres (quel courage cela dit) mais qui s’enfuient aussi vite vous laissant leurs parler…mais dans le vide car ils ne sont déjà plus là (contagieux alors fuyons)

Maintenant je vous demande de bien vouloir vous assoir :

Lorsque je me suis présenté à cette prérentrée, les prof. ont affiché diverses attitudes, réactions : totalement ignoré, stupeur, dégout, surtout exaspération et j’en passe mais celle là, c’est le top.

Au moment où je quitte la réunion, je passe devant cette prof. . Dans un sourire gêné voire obligé, elle se met à parler « toute seule » comme ceux qui délirent dans la rue.

Je pensais qu’elle allait, qu’elle venait de me dire bonjour, mais ce qui sortait de sa bouche était totalement incompréhensible, des bribes de syllabes. L’expression de la stupeur.

Elle est proche du choc post-traumatique, ne comprend pas ma présence, voire pourquoi j’existe…encore

Un instant, sincèrement, j’ai envisagé de composer le 18

Mais quelle force d’impact je peux avoir sur les autres !

C’était Bernadette Soubirous, j’étais l’apparition

En même temps, pas mal de prof. ont la même apparence vestimentaire qu’elle.

En fait on le comprendra plus tard, grâce aux articles suivants, ils sont convaicus que je tutoie le paradis alors que j’ai vécu l’enfer. Ils me considèrent comme un planqué. Ce, dans une totale ignorance de ma situation actuelle et passée, de mon statut.

Gageons que face aux élèves, ils n’agissent pas ainsi… parler de ce qu’ils ignorent

En tous cas j’ignorais qu’un prof était aussi par voie de conséquence médecin

Malades oui j’en ai rencontrés

Puissent ces observations « humaines » alimenter et faire progresser la recherche médicale

Sonner crécelle, le sida des années 80

Je décide alors de changer de crêmerie. En clair j’arrive dans une nouvelle école.

Où l’on va s’apercevoir que changer d’établissement ne change pas la réaction des prof. :

le rejet, au mieux la distance

C’est donc bien, c’est la constante, mon statut qui pose problème.

1r jour d’école

A ce moment de la matinée c’est l’heure de la pause. L’ambiance semble détendue, les prof. ont pas mal de choses à se raconter.

De façon fortuite, ils se sont retrouvés comme alignés, côte à côte dans un couloir.

Une prof. arrive. Elle semble heureuse d’être parmi eux. Elle aborde chacun d’entre eux, un à un, avec un mot gentil accompagné d’une bise.

Après une douzaine de prof. abordés, il est temps de passer aux choses sérieuses.

Je suis à la fin de la file, discutant avec une prof.

Lorsque la prof. qui pratique la bise, visiblement, sans distinction de race, de religion, de sexe, de ceci, de cela, arrive à mon niveau, son regard ainsi que les muscles de son visage se figent, comme à demi paralysés par la stupeur, pour exprimer en fait, un sentiment de panique assez élevé. Un peu comme celui que l’on peut lire dans les yeux d’un criminel qui attend la décision d’un jury qui hésite entre perpèt. et la peine capitale.

La traduction de cette réaction quasi pathologique est pourtant simple : « si je fais la bise à sa voisine, je vais devoir faire la bise à lui aussi ».

A ce moment là, je comprends qu’avec mon statut, j’ai le sida des années 80, la lèpre, la peste bubonique …

Pour moi désormais, vivre entre deux prof. ce sera vivre entre la peste et le choléra

Et pour ceux qui l’ignorent, le sida des années 80, c’était des gens qui téléphonaient en mode panique, au cours d’une émission tv consacrée à la maladie pour dire :

« j’ai fait la bise à mon père qui lui-même l’a faite à son fils, qui lui même l’a faite à sa voisine qui elle-même a bu hier dans le verre d’Elisabeth,  est-ce que j’aurai le sida ? »

Sonner crécelle

Prérentrée, préjugé

C’est la prérentrée.

Comme indiqué en amont, il est vrai que quelques mois auparavant, j’avais été passif.

Il faut rappeler également que le caudillo qui dirige l’établissement avait particulièrement insisté pour que je sois, strictement, en observation.

Bien entendu, ensuite, les prof. m’ont reproché ma passivité.

Qu’à cela ne tienne, des choses, j’ai pu en observer, un peu comme on en apprend en visionnant un documentaire sur la vie des animaux, allez disons sur ARTE, afin d’apporter un peu de valorisation à la comparaison.

Je pénètre dans la salle où l’ensemble des prof. papotent autour d’un café.

A nouveau transparent, voire, des corps qui m’évitent, je me sens désormais comme un migrant convié à une soirée mondaine.

Ensuite vient le temps du discours du duce. Chaque prof. tient à la main une pochette nominative contenant consignes pratiques et autres info.

Il reste juste une pochette, que je suppose m’étant destiné. Sauf que le prénom sur l’étiquette est très typé, au delà même du cliché qui sert ici, habituellement, à qualifier les gens de là-bas.

J’hésite un moment, notamment en pensant à une homonymie puis, il faut bien se rendre à l’évidence, c’est ma pochette.

Enervé, je vais voir la secrétaire afin d’avoir des explications. Je lui demande si je suis bien inscrit dans les fichiers, et si oui, sous quel nom.

Elle consulte l’écran et là, elle lâche, « ça y est, je vous ai trouvé, vous êtes inscrit au nom de Madame…et s’en suit le nom et prénom typé comme figurant sur l’étiquette de la pochette.

Durant ce temps, les autres sont partis au resto. Du coup je prends du retard pour déjeuner et du retard à la réunion qui est programmée juste après.

J’arrive en retard, mais surtout pas envie d’indiquer ce qui justifie ce retard.

Là je m’assois parmi eux, autour de la table, juste à côté du nouveau chef.

Les cervicales se brisent en deux, imposant aux têtes présentes d’admirer leurs chaussures. C’est presque « sincères condoléances », une chappe de plomb s’est abattue.

J’ai l’impression, d’être un lépreux du Moyen Age, précédé par le son d’une crécelle, pour alerter de mon passage.

En même temps, et personne ne peut le contester, je me dis que j’ai un réel impact sur les autres du simple fait de ma présence. Ce qui n’est pas donné à tout le monde. Une nouvelle forme de charisme peut-être ?

Là le chef y va du mieux qu’il peut en matière de respect, de délicatesse :

« on a pas le choix, il faut le prendre, il faut que quelqu’un l’accepte, il est ici, il faut faire avec… »

A ce stade, je suis sûr et certain qu’un cordonnier a moins de connaissances en chaussure que l’ensemble des prof. présents, tellement, depuis 10 mn environ, ils ont brûlé leur rétine à force de fixer leurs pompes…funèbres.

Le prof. désigné alors pour me prendre dans ses cours, à voir son abattement, son désespoir à ce moment là, j’ai cru qu’on venait de lui annoncer qu’on allait, à vif, procéder à une ablation de ses testicules.

C’est vrai que ça doit faire mal, mais en même temps, je vous assure que c’est un spectable risible.

Bien entendu, rentré chez moi, je n’ai plus jamais remis les pieds (et mes chaussures) dans cette école et son personnel éducatif transmettant régulièrement aux plus jeunes les valeurs de tolérance, de solidarité, du vivre ensemble, appuyé par des campagnes du type « stop la violence, stop le racisme, la semaine du vivre ensemble, il faut harceler le harcèlement… »

Comme si j’n’existais pas

Salle des prof., lieu d’échange s’il en est

Si tu restes dans ton coin, ça va être du « il fait pas d’efforts pour s’intégrer »

Ce jour là je me retrouve autour d’une table avec d’autres prof.

On est trois. Les deux autres prof. discutent boulot. Je me mets à participer à la discussion en donnant mon point de vue.

A la 1ère tentative « d’insertion sociale », aucune réaction de leur part.

Je ne pense pas à la raison qui pourrait justifier cette façon de me percevoir…transparent. Du coup, je me lance spontanément dans une 2ème tentative « d’intégration ». Faut-il que je présente une pièce d’identité ? un arrêté de nomination ?

A un moment donné, je comprends, je vous ai compris. Depuis le début, la prof. qui parle le plus, s’adresse à l’autre, en s’accrochant à son regard, non parce qu’elle est amoureuse de lui, mais parce que ça lui permet d’éviter de croiser le mien et du coup de reconnaître ma présence.

A ce stade je pourrais chialer en mode « que de mépris,fichtre ! », le mépris, un de ces mots qu’on utilise à toutes les sauces, comme les mots « violence » et « bienveillance »

Pour ma part je trouve qu’une telle façon de faire en société oscille plutôt entre ridicule et retard mental. D’autant que ce que disait cette prof. a dû décrocher le 1r prix au festival de la banalité.

Comme on le verra de façon récurrente, un prof. est, par définition, intelligent, mais chez lui, ce n’est pas ce qui domine. Des facteurs génétiques, culturels, ou peut-être des perturbations cérébrales dûes à la dégradation de l’environnement…?

 

Accueil et écueil sont sur un bateau

D day

Ce matin là j’ai mon premier rv avec le Directeur.

Il m’accueille avec la chaleur d’un frigo américain.

A le voir agir derrière son bureau, il a la gravité d’un homme à qui on a demandé si les conditions étaient réunies pour déclencher le feu nucléaire. Concentré et grave, il me demande de patienter.

Il doit vraisemblablement hésiter entre Hiroshima et Nagasaki. J’en serai la 1ère victime ?

Mais c’est plus de la componction.

Car sa gestion de l’établissement (je m’en suis aperçu plus tard) n’est visiblement pas le fruit de la concentration et de la gravité. Il y applique, ce que les caïds du marketing pourraient nommer la règle des 3 T ( dans le marketing, ils aiment ce genre d’expression qui peut capter l’attention car présentant un aspect énigmatique à… 2.5 €).

1 Tiers des élèves en cours, 1 Tiers dans les couloirs, 1 Tiers à la maison

Puis, ayant vraisemblablement fait part de sa décision à Matignon il peut désormais me consacrer du temps.

Il aborde différents sujets, s’arrange afin de porter un regard négatif à chacune de mes interventions. Enfin il insiste afin de préciser que je serai strictement en observation.

Vu ma réaction à ce moment là, il dit « qu’est-ce qu’il y a ?  pourquoi vous faites cette tête là, avec vos gros yeux ? »

Plus tard, au sujet de mon futur emploi du temps, il indique « car je suppose que vous avez besoin de temps, vous devez voir des médecins, tel ou tel spécialiste, ceci, cela ».

Question simple : pourquoi accepter de me recevoir si c’est pour un entretien de cette teneur ?

 

Premier article de blog

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Je suis prof. parmi les prof.

Pour des raisons de santé, j’ai dû cesser d’exercer pendant longtemps.

J’ai tenté de reprendre mon activité il y a un certain temps maintenant.

C’est la façon dont j’ai été accueilli par le « système », mais surtout par les prof. qui motive la  conception de ce blog.

Peur de leur part, rejet, méfiance, mépris, préjugé hors norme…et j’en passe

J’ai donc décidé, ici, d’exposer des faits, qui ont l’avantage de ne pouvoir être débattus comme pourrait l’être un point de vue personnel.

Bien entendu, à la périphérie des faits, on pourra trouver ici ou là, un peu d’ironie ( c’est plus fort que moi) qui , elle, est bien subjective.

En outre, cela permet d’huiler les relations sociales.

A la lecture de mon blog la tentation pourra être grande de dire « il a échoué dans sa carrière, ce sont les propos d’un agent amer, un looser, il règle ses comptes, c’est totalement subjectif »

Soit. Mais leur rejet, leur mise à l’écart, c’est objectif ? sur quoi s’est-il fondé ?

Même si, il est vrai, j’ai été très passif au départ, et pour cause

Aucun scénariste, même le plus imaginatif, ne pourrait envisager de telles scènes.

La réaction des prof. , dans ce contexte, échappe, médicalement, au comportement normal

Mais écoutez plutôt …